Edito

L’équipe d’Agir Pour la Citoyenneté Val de Scarpe, vous souhaite la bienvenue sur le Blog d’AGORA ONLINE.


Nous vous invitons à consulter l’ensemble de nos activités et publications dans les différentes catégories. Et bien sûr nous vous invitons à nous rejoindre et à nous adresser vos contributions à l’adresse suivante :

apc.valdescarpe@gmail.com.

 

A très bientôt !

Nicolas Desfachelle

Président d'Agir pour la Citoyenneté Val de Scarpe-AGORA

 

Olivier Paris

Directeur de la publication d'AGORA

 

Nicolas KUSMIEREK

Rédacteur en chef d'AGORA et AGORA online

 

Samedi 5 novembre 2005

Parents, enseignants, éducateurs, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’opportunité d’une scolarité précoce, à un moment où les pouvoirs publics suppriment de plus en plus l’entrée en maternelle à 2 ans.

 

La question est plutôt de savoir quelles conditions faut-il réunir pour leur permettre de s’épanouir ? Souplesse d’organisation, présence des parents… répondent les professionnels.

 

Actuellement, un tiers des enfants sont scolarisés à 2 ans : cette pratique, née des années quatre-vingt-dix, faisait le pari de pallier les inégalités sociales et de favoriser la réussite scolaire pour tous. Quinze ans plus tard, le constat est mitigé et la réalité est moins idyllique !

 

Contrairement à ce que pensent parfois les parents, l’école maternelle n’est pas le prolongement de la crèche, encore moins de l’assistante maternelle… que dire de ceux qui sont restés au sein du cocon familial.



En effet, l’enfant « bascule » d’un univers protégé à une classe de vingt à trente enfants gérée par une ou deux personnes. Il découvre l’obligation de faire telle ou telle activité ; si en plus, sa journée se combine avec les structures annexes : garderie, cantine, alors elle devient particulièrement harassante pour des petits de 3 ans et à fortiori pour des tout-petits de 2 ans qui ont rarement la maturité et le développement psychomoteur suffisants pour affronter les aspects directifs et contraignants de la classe. Aussi, n’est-il pas rare de rencontrer des enfants agités, remuants, parfois violents mais aussi qui s’ennuient, parce qu’ils ne comprennent pas le système qui leur est imposé. Comme le dit si justement Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, nous ne sommes pas tous égaux face aux difficultés : « parce que nous n’évoluons pas dans le même contexte, on réagit différemment en fonction de son tempérament, du milieu affectif dans lequel on baigne au cours des premières années, de l’environnement soutenant ou non, qui nous entoure ensuite. »



Faut-il pour autant en déduire hâtivement que l’école n’est pas destinée aux tout-petits de 2 ans et cautionner ainsi les fermetures drastiques de classe ? Les mères qui travaillent, doivent-elles culpabiliser ? La réponse aux deux questions est : certainement pas !

 

Cependant, l’intérêt de l’enfant nécessite que l’on s’interroge sur la multiplicité  de structures adaptées et coordonnées entre elles : crèche, halte-garderie, ludothèque, école maternelle devraient vivre en liaison permanente. Personnel de petite enfance, éducateurs de jeunes enfants, psychologues, professeurs doivent travailler de concert pour accompagner l’enfant et ses parents dans cette phase si décisive. Pour le moment, soit ces structures sont rares, soit elles existent mais ne font que cohabiter plutôt que de mutualiser leurs savoirs. On pourrait aisément concevoir une organisation toute en souplesse où, par exemple, l’enfant alternerait halte-garderie et école maternelle, selon ses besoins ; ceci en accord avec les professionnels de la petite enfance et les parents.


Pourtant, l’école ne peut réussir à elle seule sa mission d’éducation : elle a besoin de l’implication des différents acteurs, au premier rang desquels les parents. La durée quotidienne des cours n’étant que de six heures, l’essentiel de la journée se situe donc hors du temps scolaire ; principalement avec la famille, dans une moindre mesure avec les structures parascolaires. Il est donc fondamental d’ouvrir davantage les portes de l’école afin que les parents lui reconnaissent toute son importance et qu’ils s’impliquent dans la vie scolaire ! Force est de constater que : « l’école intéresse beaucoup… les rares personnes qui la connaissent. » (F. Dolto). Pour les autres qui, parfois pour s’être éloignés trop tôt d’un système éducatif discriminant, sont restés en conflit avec lui à l’âge adulte, l’école apparaît telle une forteresse inaccessible avec un jargon déconcertant, voire incompréhensible !


Il leur faut donc se l’approprier et se la réapproprier ; il y va de l’intérêt de tous, en particulier des jeunes enfants… élèves en devenir… si on leur transmet la valeur de l’école.

 


Astrid Savary

Enseignante

Par APC VAL DE SCARPE - Publié dans : AGORA LE JOURNAL
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Mardi 1 novembre 2005

Le sport nous affecte tous, où que nous soyons et que nous y participions en tant qu’athlète, entraîneur, officiel, spectateur ou bénévole.

 

L’impact du sport affecte notre développement comme individu et comme peuple. Le sport n’a jamais été neutre.

 

Le sport nous enseigne le respect et la justice. La bonne pratique de sport nous montre la valeur de l’engagement, du travail acharné et de l’effort honnête. Il nous procure la joie, nous soulève et nous unit.

 

La mauvaise pratique du sport peut causer de la déception. Elle peut être négative et manquer de bon sens. La mauvaise pratique du sport peut nous diviser.

 

Les valeurs démontrées dans certains sports professionnels ne sont pas les exemples à suivre, l’actualité en témoigne chaque jour.

 

La France compte aujourd’hui 171913 clubs et associations sportives. Face à l’accroissement de leurs dépenses de fonctionnement et du nombre de jeunes pratiquant le sport (treize millions de licenciés, toutes disciplines confondues ces dernières années), les structures sportives font de plus en plus appel aux bénévoles (denrées qui se raréfient), pour des tâches d’encadrement, de logistique et d’administration, avec un maître mot pour tous, la passion…

 

Le bénévolat dans un club ou dans une association sportive  est souvent la suite logique d’une carrière. Lorsque l’on a été joueur, on devient facilement éducateur, dirigeant ou bénévole. S’engager dans un club en tant que tel s’inscrit dans une continuité.

 

Les bénévoles apportent surtout leurs compétences dans des domaines aussi variés que les finances, la communication, l’administration ou la logistique.

 

Le sport et ses valeurs sont une réponse à la violence, ce sont aussi des outils de meilleure compréhension entre les être humains.

 

Les valeurs du sport sont-elles en danger, on peut raisonnablement le penser, le dopage en est la preuve évidente. Le terme désigne non seulement l’action de doper ou de se doper mais aussi son résultat. Au sens figuré, se doper consiste à augmenter artificiellement la puissance, la qualité, le rendement de quelqu’un ou de quelque chose.

 

Deux connotations apparaissent : l’une négative, celle de se droguer, l’autre positive, celle de se stimuler, ne pas confondre, la frontière entre les deux est très ténue.

 

Les valeurs du sport ne resteront saines que si l’éducation le reste aussi…

 

Alain

Bénévole sportif

Par APC VAL DE SCARPE - Publié dans : AGORA LE JOURNAL
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Mardi 1 novembre 2005

Sollicité par la FFCK (Fédération Française de Canoë Kayak) pour du soutien technique auprès de le FIC (Fédération Internationale de Canoë) pour l’organisation des 4èmes championnats d’Afrique de Canoe Kayak, j’ai participé avec un autre immercurien (Grégory Demory) à cette manifestation continentale à St Louis du Sénégal du 16 au 24 juillet 2005.

 

 

Cette aventure était placée sous le signe d’un  partenariat multiple :

- Région Nord Pas de Calais et Région de St Louis

- Ville de St Laurent Blangy et Ville de Rosso (Sénégal)

- ASL Canoe Kayak et Ligue de St Louis de Canoë Kayak

Expérience humainement très enrichissante mais aussi très éprouvante physiquement et mentalement.

 

13 nations d’Afrique présentes (Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Sénégal, Tunisie, Maroc, Angola, Sao Tome et Principe, Kenya, Seychelles, Guinée Bissau, Libéria, Uganda, Algérie = 1 record par rapport à l’édition précédente) ,  ce sont autant de diversités de cultures et de langages qui rendent vite compliqué ce qui semble facile en Europe …

 

Présents à 3 français au Sénégal, on nous a rapidement surnommés « les experts » pour notre capacité à « faire face » à toutes les situations et à tous les manques. Problèmes d’organisation, problèmes matériels, problèmes techniques, problèmes humains, politiques, diplomatiques … rien ne nous aura été épargné…

 

Cette organisation était un vrai challenge qu’on a su relever, en relevant le défi de la débrouillardise, de la motivation et du courage en s’appuyant sur des sénégalais toujours prêts à remonter leurs manches … une fois les  problèmes d’intendance réglés …

 

Beaucoup de difficultés rencontrées … mais qui se sont vite effacées devant les formidables souvenirs humains rapportés de cette aventure qui restera marquée dans ma mémoire.

 

Une nouvelle fois le sport a relevé le défi de la confraternité entre des peuples, quelques fois en conflit au sein de leur continent, mais qui, bien qu’adversaires sportifs sur l’eau, partagent les mêmes valeurs humaines et sportives.

 

Les nombreux échanges et contacts pris durant ce séjour avec les athlètes et dirigeants de toutes ces nations, rassurent complètement sur l’intérêt du sport et les vertus de l’olympisme comme catalyseur de paix entre les peuples : Même s’il ne règle pas tous les problèmes, le sport permet au moins, de faire oublier, le temps d’une compétition, les différences politiques, ethniques ou raciales … pour s’intéresser à des valeurs nettement plus fraternelles et humaines.

 

Je  ne pourrais conclure cet article sans parler du plus régional des Sénégalais : El Hadj MBODJ (dit « l’immercurien »).

Bien connu en Artois, il joue un rôle clef dans le partenariat entre St Louis et la région.

Il nous a remarquablement accueilli dans son pays et dans sa famille, nous facilitant souvent la tache en nous ouvrant les portes nécessaires à l’accomplissement de notre mission.

 

Un personnage à connaître et à rencontrer dont la culture et l’esprit n’ont d’égal que l’étendue de son carnet de voyage ….

 

Une telle ouverture d’esprit et une aussi grande connaissance de l’Autre sont, selon moi, les meilleurs remèdes à la bêtise et l’intolérance.

 

Denis Lancial

ASL Canoë Kayak St-Laurent-Blangy

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Mardi 1 novembre 2005

On est parent d’élève dès le moment où notre enfant entre à l’école.

 

Apparaît alors le choix :

 

- rester observateur et extérieur à la vie scolaire

- s’inscrire et être parents d’élève élu pour participer un peu plus aux actions scolaires

 

Être élu signifie surtout assister aux trois conseils d’école de l’année.

 

En dehors de l’élection par elle même qui implique un dépouillement et une signature à apposer, il faut donc trois fois écouter le directeur ou la directrice d’école parler du règlement intérieur, des projets éducatifs, des problèmes de discipline éventuels, donner un avis qui sera écouté certes mais pas vraiment suivi.

 

Le poids de l’éducation nationale et des collectivités étant difficile à contrebalancer.

 

 Tous les parents ont le devoir de participer à l’éducation scolaire de leurs enfants, par le suivi du travail en classe, la surveillance des devoirs a la maison, la présence aux réunions enseignants parents.

 

Pour veiller à ce que les enfants respectent le règlement intérieur de l’école, il est préférable d’avoir été consulté en ce domaine et de pouvoir l’expliquer.

 

Être élu c’est être aussi médiateur, diffuser  les informations relatives aux activités, organiser des occasions de rencontre des enseignants avec les parents.

 

Je suis maman d’une petite fille de 6 ans et demi. La première année de maternelle je ne faisais pas partie des parents élus. Je me suis rendue compte que je n’étais que très peu au courant des projets éducatifs, des actions, du travail collectif.

 

Je me suis donc impliquée dans la vie de l’école maternelle dès la deuxième année.

 

J’ai alors découvert les enseignants sous un autre jour, moins sur la défensive d’ailleurs.

 

En école maternelle il est plus facile qu’en primaire de rentrer dans les locaux aussi, les échanges entre parents sont plus nombreux.

 

L’épanouissement de nos enfants est un sujet de préoccupation générale.

 

Mon enfant est il heureux d’aller à l’école ?

 

Cette école lui convient elle ?

 

Ces question reviennent chez tous les parents de jeunes enfants.

 

Plus le partenariat avec l’école sera important et plus il sera facile de répondre à ces questions.

 

Donner de son temps pour la vie de l’école c’est donner de son temps pour son enfant, pour tous les enfants.

 

Sylvie Falkiewicz

Parent d’élèves

 

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Mardi 1 novembre 2005

 

L’équipe d’Agir Pour la Citoyenneté Val de Scarpe a le plaisir de vous adresser le Numéro 5 d’Agora.

 

De nouvelles contributions, des sujets riches et variés,  Agora poursuit son chemin et vous ouvre cette fois encore ses colonnes .

 

L’actualité d’ Agir Pour la Citoyenneté Val de Scarpe , c’est aussi la mise en place d’un laboratoire d’idées , avec un premier forum qui se tiendra fin novembre et  qui portera sur le thème suivant : La WEB TV, Outil de développement pour l’agglomération ?

 

Autre rendez-vous, le centenaire de la loi de 1905,  que nous célébrerons à notre façon avec la publication le 9 décembre prochain d’un numéro d’Agora spécial Laïcité.

 

Alors à très bientôt , et bonne lecture !

 

Nicolas DESFACHELLE

Président d’APC Val de Scarpe

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